Lorsque l'abbé GAUZLIN entreprit la construction de sa tour (vers 1020), il affirmait sa volonté d'en faire "une œuvre" telle qu'elle soit un exemple pour toute la Gaule". C'était une œuvre de prestige qui se voulait exceptionnelle.
Elle se présente à nous comme une construction peu banale, puissante, bien structurée et largement accessible. La partie inférieure est ouverte actuellement sur trois côtés par trois arc doubleaux reposant sur de puissantes piles.
Cette tour se présente comme un symbole de la Jérusalem céleste du Livre de l'Apocalypse (Ch21) avec son plan carré, ses 12 portes (si l'on tient compte des 3 portes obstruées par la nef actuelle), image de l'Eglise du ciel où Dieu sera tout en tous.
L'étage correspond au rez-de-chaussée par son plan, mais s'en écarte par son élévation plus considérable. Trois grandes fenêtres effilées sur chaque côté l'éclairent avec abondance. Un grand souffle a poussé l'architecte à élever les voûtes à 10,30 m, tandis que celle du rez-de-chaussée ne sont portées qu'à 6,60 m.